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IATA : reprise plus lente que prévu et retour au trafic passagers d'avant Covid-19 pas avant 2024.

Mis à jour : août 2


L’Association du transport aérien international (IATA) a publié des prévisions révisées sur le trafic mondial de passagers, qui indiquent que la reprise du trafic est plus lente que prévu. Peu réjouissantes ces prévisions envisagent qu'un retour à un niveau de trafic mondial de passagers pré-covid-19 ne se fera pas avant 2024.

  • Le trafic mondial de passagers (mesuré en kilométres-passagers payants, ou RPK) ne reviendra pas au niveau d’avant la COVID-19 avant 2024, soit un an plus tard que ce qu’on prévoyait auparavant.

  • La reprise des voyages court-courriers devrait se faire plus rapidement que celle des voyages long-courriers. Par conséquent, le nombre de passagers va se rétablir plus rapidement que le trafic mesuré en RPK. Toutefois, le retour au niveau d’avant la COVID-19 sera retardé aussi d’une année, de 2022 à 2023. Pour 2020, le total mondial de passagers (embarquements) devrait décliner de 55 % par rapport à 2019, une aggravation de la prévision de 46 % établie en avril.



La prévision de juin du trafic passagers pour l’année 2020 laisse entrevoir une reprise plus lente que prévu. Le trafic, mesuré en RPK, a diminu de 86,5 % par rapport à l’année précédente. Cela ne représente qu’une légère amélioration par rapport à la contraction de 91,0 % observée en mai. Cela est attribuable à la hausse de la demande dans les marchés intérieurs, en particulier en Chine. Le coefficient d’occupation des siéges en juin a atteint un creux historique pour le mois, à 57,6 %.


Le scénario de reprise plus pessimiste est basé sur plusieurs tendances récentes :


L'endiguement lent du virus aux Etats-Unis et dans les économies développées.


Bien que les économies développées autres que les Etats-Unis aient connu de larges succès dans l’endiguement de la propagation du virus, de nouvelles flambées ont eu lieudans ces économies, ainsi qu’en Chine. De plus, on observe peu de signes d’endiguement dans plusieurs économies émergentes, qui représentent, combinées aux Etats-Unis, environ 40 % des marchés mondiaux de voyages aériens. Leur fermeture prolongée, en particulier aux voyageurs internationaux, est un frein important à la reprise.


La diminution des voyages d’affaires


Les budgets de déplacement des entreprises devraient être très limités, alors que les compagnies subissent encore des pressions financières, même avec l’amélioration de l’économie. De plus, alors qu’historiquement la croissance du PIB et l’augmentation des voyages aériens ont été en étroite corrélation, des enquêtes suggèrent que ce lien s’est affaibli, en particulier quant aux voyages d’affaires, puisque la vidéoconférence semble avoir fait une importante percée en offrant une solution de rechange aux réunions en personne.


La faiblesse de la confiance des consommateurs


Bien que la demande latente existe pour les visites d’amis et de parents et les voyages d’agrément, la confiance des consommateurs est faible en raison des préoccupations entourant la sécurité d’emploi et le chômage croissant, et le risque d’attraper la COVID-19. Quelque 55 % des répondants du sondage effectué par l’IATA en juin auprès des voyageurs n’envisagent pas de voyager en 2020.


En raison de ces facteurs, l’IATA a révisé sa prévision de base et prévoit que le nombre d’embarquements dans le monde chutera de 55 % en 2020, par rapport à 2019 (la prévision d’avril faisait état d’un déclin de 46 %). Le nombre de passagers devrait augmenter de 62 % en 2021 par rapport au creux de 2020, mais il restera près de 30 % inférieur à 2019. Le retour complet au niveau de 2019 n’est pas attendu avant 2023, une année plus tard que ce qui était annoncé dans la prévision précédente.


Pendant ce temps, puisque les marchés intérieurs rouvrent avant les marchés internationaux, et comme les passagers semblent préférer les voyages court-courriers dans le contexte actuel, le nombre de RPK va se rétablir plus lentement, et le trafic de passagers devrait revenir au niveau de 2019 en 2024, un an plus tard que dans la prévision précédente. Les avancées scientifiques de la lutte contre la COVID-19, notamment le développement d’un vaccin efficace, pourraient entraîner une reprise plus rapide. Toutefois, à l’heure actuelle, il semble exister plus de risques négatifs que de risques positifs dans la prévision de base.


source Iata , photo ADP

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