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Levée de bouclier contre les contreparties demandées à Air France - KLM

Paris le 8 février 2021

Le Directeur Général d’Air France KLM, Benjamin Smith, et le ministre délégué aux transports, Jean-Baptiste Djebbari, s’élèvent contre les contreparties que la commission européenne entend imposer au groupe Air France-KLM en échange du renforcement des capitaux propres et du bilan de la compagnie en convertissant la dette liée au prêt d'actionnaire de 3 milliards d'euros en obligations hybrides,


Celle exige d’Air France qu’elle libère vingt-quatre de ses créneaux à Orly, et de KLM de restituer des créneaux à l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol en échange de son accord.


Dans un entretien au magazine l’Express le DG d’AIr France a indiqué qu’il ne comprendrait pas que la Commission Européenne impose des mesures drastiques qui affaibliraient la position du groupe à Paris et souhaite négocier des contreparties proportionnées.


Même son de cloche du côté du ministre délégué aux transports qui refuse des mesures qui grèveraient la compétivité du groupe ou le fragiliserait. Le gouvernement travaille à trouver un accord plus équilibré avec la commissio

Boeings 777 de KLM et Air France

Le SNPL et FO Air France se sont également élevés contre ces contreparties qui menaceraient la position du groupe lors de la reprise du trafic et favoriseraient les compagnies pratiquant un dumping social et fiscal au détriment des compagnies legacy.


La crainte majeure du groupe est que ces créneaux permettent à des compagnies ultra low-cost telles Ryanair et Wizz Air, aux modèles sociaux contestés, de s’emparer des slots libérés pour s’implanter sur les plateformes d’Orly et de Schipol.


Pour mémoire, en échange de son renflouement de 9 milliards d’euros l’année dernière, Lufthansa a du céder 24 créneaux dans chacun de ses principaux hubs, Francfort et Munich - ou trois vols par jour pour les avions de quatre concurrents sur chaque base.


Le groupe Air-France-KLM fait valoir que les aéroports allemands ne sont pas contraints en termes de slots ce qui n’est pas le cas des plateformes d’Orly et d'Amsterdam. Comme l'indique le SNPL , l'aéroport de CDG non contraint en slots permet déjà d'ouvrir le marché parisien à la concurrence.


Les discussions avec la Commission européenne sur le cadre des aides se poursuivent et le gouvernement comme le Groupe Air-France KLM espèrent bien qu'une solution jugée équitable par tous sera trouvée.


Christophe Couleur pour Gate7